Alerte aux organismes certificateurs sur leur candidature individuelle

Lors de l’enregistrement d’une certification à l’un des répertoires nationaux, le Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) et le Répertoire spécifique (RS), ou de son renouvellement, l’organisme certificateur, qui en est propriétaire, doit déterminer les voies d’accès à sa certification. Consultante sénior en ingénierie et politiques de formation à Centre Inffo, Valérie Hellouin fait le point sur le sujet.

Par - Le 21 janvier 2021.

Il doit sélectionner une ou plusieurs modalités d’accès parmi les choix suivants :

  • Après un parcours de formation sous statut d’élève ou d’étudiant.
  • En contrat d’apprentissage (uniquement pour les certifications du RNCP et non celles du RS).
  • Après un parcours de formation continue.
  • En contrat de professionnalisation.
  • Par expérience.
  • Par candidature individuelle.

La dernière modalité, « par candidature individuelle », c’est-à-dire en candidat libre, représente un risque avéré pour les organismes certificateurs propriétaires. Cette alerte concerne en particulier les organismes certificateurs privés et les certificateurs publics ayant des certifications enregistrées sur demande aux répertoires nationaux.

En effet, cette voie de la candidature individuelle, si elle est sélectionnée, permet en principe à tout prestataire de développement des compétences de préparer des candidats en formation et de les inscrire au passage de la certification auprès du certificateur propriétaire. Et ce, sans lui demander son accord préalable. Le prestataire de développement pourrait également solliciter des financements liés au compte personnel de formation (CPF).

Si elle est choisie sans connaissance de cause, cette voie vient de surcroît contredire la politique actuelle de France compétences et de la Caisse des dépôts permettant d’identifier les partenaires officiellement habilités à préparer en formation des candidats à une certification donnée. Leur identification formelle est en effet exigée au moment de l’enregistrement. Une convention de partenariat est également demandée pour formaliser les accords passés entre l’organisme certificateur et ses partenaires et en objectiver la nature. Les partenaires peuvent en l’occurrence être habilités pour différentes prestations : la formation, l’évaluation des candidats, l’apprentissage…

Certains organismes certificateurs publics, par exemple le ministère de l’Education nationale ou celui de l’Enseignement supérieur, ouvrent volontairement et historiquement la voie de la candidature individuelle pour certaines de leurs certifications, comme les CAP par exemple.

La plus grande vigilance est donc recommandée sur cette voie de la candidature individuelle aux organismes certificateurs concernés.

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