Dans les Hauts-de-France, les filières liées à la transition écologique au centre des promesses en matière d’emploi et de formation

Trois des quatre principaux candidats dans les Hauts-de-France avancent des mesures devant répondre aux besoins de nouvelles filières professionnelles, en lien avec la transition écologique.

Par - Le 14 juin 2021.

Des sept listes candidates dans les Hauts-de-France, celle du président de région sortant, Xavier Bertrand (soutenue par Les Républicains) apparaît favorite. Selon un sondage Ispos/Sopra Steria du 2 juin 2021, il remporterait l’élection et il obtiendrait 36 % des voix au premier tour, contre 32 % pour Sébastien Chenu (RN) et 17 % pour Karima Delli (EELV et union de la gauche). Le ministre en charge des retraites et de la santé au travail, candidat de la majorité présidentielle, Laurent Pietraszewski, étant loin derrière à 10 % des intentions de vote.

Partenariats de coinvestissement

En matière de formation professionnelle, la liste conduite par Xavier Bertrand compte, sans surprise, s’appuyer sur son bilan. Christophe Coulon, vice-président sortant en charge de l’apprentissage et de l’artisanat, candidat à sa réélection, souligne la nécessité de répondre aux besoins d’« une économie en stress » du fait de la crise comme à ceux de filières naissantes. Par exemple, celle de l’ « automobile décarbonée ». Il table sur le prochain plan régional de développement des formations et de l’orientation professionnelles (CPRDFOP), devant permettre de « chercher au maximum l’effet levier ». Pour autant, pas de mesure concrète annoncée pour l’instant, tout devant se construire « dans le dialogue avec l’ensemble de nos partenaires ». Des « partenariats de coinvestissement » devraient perdurer avec les centres de formation d’apprentis (CFA), pour le financement de locaux neufs ou de réhabilitations lourdes.

CFA d’entreprises

Laurent Pietraszewski entend flécher ses politiques vers trois filières en priorité : la logistique, les industries de l’énergie renouvelable et des mobilités et l’alimentation durable et locale. Il souhaite aussi un « renforcement de la filière de l’insertion par le travail », s’appuyant sur les entreprises comme sur les associations de l’économie sociale et solidaire pour améliorer l’employabilité des demandeurs d’emploi. Il met lui aussi en avant la volonté de « poursuivre le soutien financier aux CFA ». À la clé, leur ouverture « directement dans les grandes entreprises qui ont besoin de jeunes apprentis, ce qui n’existe pas à ce jour dans la région ».

À gauche, c’est la « relocalisation et la transformation de l’économie régionale » qui domine. Les métiers de la « transition écologique et sociale » seront priorisés avec un fond formation dédié à la reconversion et à la réinsertion des salariés des secteurs impactés par la crise. Aucun budget n’est donné. Des partenariats sont annoncés avec les organismes de formation et de recherche des secteurs maritime et fluvial en particulier pour identifier les besoins en compétences et décarboner le secteur. Plus globalement, des conventions locales emploi-formation (Clef) sont annoncées pour « créer une offre de formation plus adaptée aux besoins locaux en matière d’emploi ». Un fond régional pour « l’emploi, la formation et la transformation productive et écologique » est enfin prévu pour des TPE et des PME qui prendraient des engagements précis en la matière.

Sollicité, le Rassemblement national n’a pas donné suite à nos prises de contact.

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