Elisabeth Borne veut « faire avancer le statut de l’apprenti »

« L’ouverture européenne des apprentis reste insuffisante », a déploré Élisabeth Borne, ministre du Travail, lors de la table ronde sur le cadre institutionnel aux états généraux de la mobilité des apprentis jeudi 16 septembre. La ministre a rappelé que les aides exceptionnelles à l’apprentissage seront prolongées jusqu’à juin 2022.

Par - Le 21 septembre 2021.

L’objectif est de « faire de l’apprentissage une voie d’excellence, et que les jeunes puissent avoir toutes leurs chances », a fait valoir la ministre. « Nous avons déjà levé un certain nombre de freins, nous avons investi, et nous restons attentifs aux propositions pour faire avancer le statut de l’apprenti en mobilité avec nos partenaires européens », a ajouté Elisabeth Borne.

Facteur d’égalité des chances

De son côté, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, s’est félicitée de la réussite du programme de mobilité européen, tout en souhaitant « continuer de porter la mobilité aux étudiants en apprentissage ». Ces derniers sont moins nombreux à avoir profité du programme jusque-là (320000 sur 2,7 millions d’étudiants). Pourtant l’apprentissage dans le supérieur donne une opportunité de financer ses études, ce qui est un facteur « d’égalité des chances ». « L’apprentissage permet à des étudiants qui n’ont pas les moyens de poursuivre leurs études. » En outre, en prônant « l’approche par les compétences », Frédérique Vidal a constaté « qu’un séjour européen permettait aux apprentis de développer d’autres compétences », ce qui assure une meilleure insertion professionnelle. Il est désormais nécessaire de travailler sur des référentiels communs pour faciliter les mobilités.

5% des jeunes sont des apprentis

« 5% des jeunes sont des apprentis », a souligné Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, rappelant que l’apprentissage avait augmenté de plus de 40% l’an dernier. « Nous sommes à un tournant, nous voyons les effets de la transformation de la voie professionnelle entamée en 2018 pour qu’elle devienne un tremplin vers l’insertion professionnelle. » Dans ce cadre, la mobilité européenne est une « nécessité ». Si l’augmentation des crédits d’Erasmus + doit aider, il y a également des mesures structurelles à mettre en œuvre, a expliqué le ministre en citant l’exemple du renforcement des langues dans les voies professionnelles mais aussi de l’épreuve facultative pour valoriser la mobilité dans le cadre du diplôme.

Accompagner les porteurs de projets

Jean-Michel Blanquer a souhaité développer les parcours de formation à l’international, notamment par le biais des campus des métiers et des qualifications et campus d’excellence, qui proposent une gamme de formations professionnelles centrées sur des filières spécifiques au territoire. « Il faut faire connaître le champ des possibles, accompagner les porteurs de projets comme pour les bénéficiaires et donner des ressources simples aux équipes éducatives », chargées de faire passer l’information. Le label Eurosol existe justement pour reconnaître la mobilisation des établissements scolaire s’inscrivant dans une dynamique européenne. Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, a lui insisté de l’importance de la présence dans tous les lieux de formation, et notamment les lycées agricoles, de référents mobilité pour accompagner les jeunes dans leurs projets de mobilité.

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