Grande École du Numérique: « L’avenir de la formation, c’est l’hybridation » (Jean-Marie Marx)

Intervenant lors de la restitution des chiffres clés de la Grande École du Numérique (mardi 23 juin, Paris), le haut-commissaire aux compétences Jean-Marie Marx a plaidé pour l’hybridation des formations, jugée « extrêmement importante » pour le succès des publics les moins qualifiés.

Par - Le 25 juin 2020.

Pour la Grande École du Numérique comme pour les autres acteurs de la formation, la crise sanitaire a induit une accélération de la digitalisation. Mais plus qu’un modèle 100 % formation à distance, le groupement d’intérêt public plaide pour l’hybridation. « Le pourcentage de nos formations 100 % à distance est aux alentours de 3 % mais plus de 80 % sont hybrides », indique Samia Ghozlane, directrice de la Grande École du Numérique. Et d’expliquer : « Nous avons toujours considéré que la formation à distance avait sa place mais il a été démontré que nos apprenants apprennent aussi les uns des autres, qu’ils ont besoin d’être ensemble pour travailler en mode projet. » Elle l’affirme, c’est la mixité des situations d’apprentissage, avec une bonne dose de présentiel, « qui tire pédagogiquement tout le monde vers le haut ». Quant à évoquer la perspective de formations entièrement à distance, Samia Ghozlane ne ferme pas la porte mais prévient : « Au regard de notre cahier des charges, nous sommes très vigilants à ce qu’il ne s’agisse pas juste de cours en ligne et de QCM, mais bien d’un dispositif pédagogique complet, avec un accompagnement adéquat. »

Multimodalité

Estimant que la crise sanitaire a rappelé l’intérêt de l’hybridation des formations, Jean-Marie Marx, haut-commissaire aux compétences et à l’inclusion par l’emploi, voit, lui aussi, dans la multimodalité un objectif. « La diversité des situations d’apprentissage — que ce soit le présentiel, le distanciel, le digital ou la formation en situation de travail –, est extrêmement importante : l’avenir, c’est l’hybridation, avec des degrés plus ou moins importants de telle ou telle approche pédagogique en fonction des publics et de ce que l’on recherche. » Preuve de l’appétence du secteur, l’appel à projets FOAD, financé au titre du plan d’investissement dans les compétences et accéléré en raison de la pandémie Covid-19, a connu un « afflux de candidatures » : « Nous avions prévu 20 000 formés, nous les aurons avec un an d’avance, début 2021 », assure-t-il.

Pour Stéphane Distinguin, président de la Grande École du Numérique, c’est l’occasion de rappeler une conviction qu’il présente comme son « fil rouge professionnel » : « Plus on fait du numérique, plus on donne de la valeur au physique. » Jugeant que la crise sanitaire a fait monter le niveau des acteurs de la formation, il rappelle la responsabilité du réseau GEN en matière de qualité de la formation et conclut : « La beauté de notre mission, c’est aussi la possibilité de partager les bonnes pratiques, nous avons l’opportunité de faire progresser l’ensemble des formations labellisées GEN. »

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