Le contrat de filière des nouveaux systèmes énergétiques adapte les formations à une économie décarbonée

Le quatrième axe du contrat de filière des nouveaux systèmes énergétiques signé le 29 mai au ministère de la Transition écologique et solidaire, prévoit d’anticiper les besoins en compétences et d’accompagner les parcours professionnels.

Par - Le 04 juin 2019.

 

« Comment faire pour que la transition énergétique profite à tous ? Commet répondre à la question politique qui nous a été posée avec la crise des Gilets jaunes ? Ce contrat de filière nous aidera à démontrer que la transition énergétique est une opportunité pour tous », a affirmé Emmanuelle Wargon, lors de la signature du contrat de filière des nouveaux systèmes énergétiques le 29 mai au ministère de la Transition énergétique. La secrétaire d’État a précisé le lien avec l’Edec électricité (lire notre article) et le fait que « le travail sur les compétences, la mobilisation des territoires en lien avec les PME, les ETI et les grandes entreprises » créait de l’emploi locale pour des énergies locales.

 

Un secteur toujours potentiel…

La filière Industries des nouveaux systèmes énergétiques comprend les secteurs des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, du stockage de l’énergie et des réseaux énergétiques intelligents. Elle représente 150 000 emplois, directs et indirects, 5 000 entreprises et un chiffre d’affaires de 23 milliards d’euros.

Le France s’est fixé comme objectif d’atteindre la « neutralité carbone » en 2050, ce qui implique de « décarboniser » la production d’énergie. Si le pays dispose d’atouts indéniables (grands groupes de l’énergie, recherche de qualité), « le développement des énergies renouvelables en France n’a cependant pas atteint son potentiel de retombées industrielles », selon le ministère.

Le contrat de filière des nouveaux systèmes énergétiques prévoit quatre axes : « développer une offre d’énergie décarbonée compétitive, construire une industrie française de l’efficacité énergétique et des smart grids, engager une reconquête industrielle stratégique, et fédérer la filière pour mutualiser objectifs et dynamiques ».

 

Ambitions à dix ans

Ce quatrième axe prévoit d’anticiper les besoins en compétences et d’accompagner les parcours professionnels. Ainsi, le texte ambitionne à dix ans que « l’offre de formation initiale et continue est adaptée aux besoins des entreprises, les passerelles professionnelles entre les différents métiers sont identifiées et fluides ».

Dans la lignée de l’Edec électricité, la filière s’engage à mener une étude prospective des besoins en compétences d’ici la fin de l’année, ainsi qu’une analyse de l’adéquation de l’offre de formation existante au regard des besoins identifiés. Une dizaine d’expérimentations sont évoquées pour adapter l’offre et rapprocher les entreprises des acteurs de la formation, avec 8 CFA.

Pour mieux recruter sur certains métiers, mal connus, le contrat prévoit un kit de communication pour mettre en lumière dix à quinze métiers, qui vont recruter dans les deux ans, à destination des professionnels de l’orientation et d’organiser un « hackaton de l’énergie » en octobre prochain pour valoriser les emplois de techniciens. L’État s’engage à accompagner les travaux, et à mobiliser les acteurs sur les territoires afin de « fédérer les planificateurs, acteurs, et personnels formant les jeunes à un niveau local ».

 

Contrat stratégique de la filière Industries Nvx Syst Energétiques

 

 

 

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