Réussir une classe virtuelle en mode inversé

La classe inversée peut être une bonne piste pour renouveler la classe virtuelle. Elle se révèle motivante pour les apprenants et leur permet de gagner en autonomie. Encore faut-il qu’elle soit utilisée à bon escient.

Par - Le 18 janvier 2021.

“La classe à la maison, les devoirs en classe” : telle est la définition rapide mais parlante de la classe inversée. Autrement dit, il s’agit d’étudier le cours avant le cours puis d’appliquer ou d’approfondir les notions en classe. “La classe inversée n’est pas une technique mais une stratégie pour responsabiliser les participants et leur donner envie d’apprendre”, soutient Bertrand Déroulède, chef de projet learning et solutions au sein du groupe Cegos.

Illustration d'une classe virtuelle

Réussir une classe virtuelle

Adapter la classe inversée aux adultes

Pas question d’assommer des adultes qui ont travaillé ou se sont formés toute une journée en leur demandant de consulter des dizaines de documents en prévision de la séance du lendemain. Le formateur doit avoir un objectif pédagogique précis et identifier des ressources simples et accessibles. “On peut demander aux apprenants de visionner trois vidéos de quelques minutes et de formuler trois questions, d’écouter un expert et de synthétiser rapidement ce qu’il a dit, de répondre à un sondage ou encore de réaliser un travail d’autodiagnostic”, explique Bertrand Déroulède.

Travail individuel ou en groupe

La classe inversée est adaptée au travail individuel notamment lorsqu’il s’agit d’une action rapide à effectuer. Si le travail est plus important et à échéance plus longue, il peut être réalisé en petit groupe. “Il m’arrive de confier mes notes de cours à un groupe et de lui proposer de le faire à ma place”, indique Bertrand Déroulède. Un travail très impliquant qui interdit, bien sûr, de prendre le groupe au dépourvu.

Utiliser la classe inversée à bon escient

Avant de se lancer dans une classe inversée, il est important de “sonder la maturité des participants”, précise Bertrand Déroulède. Il est aussi préférable de mettre en place une classe inversée lorsque le groupe a appris à se connaître et qu’un lien de confiance a été établi entre lui et le formateur. Ce dernier doit aussi pouvoir rassurer les apprenants, en leur permettant, par exemple, de lui poser des questions par mail avant la séance.

DES APPRENANTS PLUS ACTIFS
La classe inversée est une bonne façon de pimenter la classe virtuelle. Une fois que le groupe d’apprenants est sécurisé, elle se pratique insensiblement sans même que l’expression “classe inversée” soit utilisée. “En mobilisant les stagiaires en amont d’une classe virtuelle, ils ont le sentiment d’apprendre davantage, ce qui est très satisfaisant pour eux. Et la classe inversée encourage la participation de tous les apprenants”, affirme Bertrand Déroulède, consultant senior du groupe Cegos.
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