Chapitre 32 : Accompagnement des jeunes vers la qualification et l'emploi et réseau d'orientation

Le retour à la formation pour les jeunes décrocheurs passe par le droit à une formation complémentaire qualifiante
Les jeunes de 16 à 25 ans sortis du système scolaire ou extrêmement peu qualifiés ont droit à reprendre une formation complémentaire qualifiante. Ce dispositif leur permet soit de réintégrer un cursus scolaire, soit, par la formation professionnelle continue, de suivre une formation qualifiante. Un réseau a été mis en place par l’Éducation nationale à la tête duquel, localement, une plateforme d'appui et de suivi des jeunes en situation de chômage (PSAD) permet de les identifier, les rencontrer, former un projet de formation et trouver une solution concrète. Afin de consolider ce retour à la formation, une obligation de formation jusqu'à l'âge de 18 ans, contre 16 auparavant, est instaurée depuis la rentrée 2020.

Des voies de deuxième chance permettent d’accompagner et former ces jeunes
Pour ces jeunes, des structures de deuxième chance prennent en compte leur manque d'appétence pour la formation, adaptent leur pédagogie et les mènent vers la formation et l'emploi. Il en est ainsi des Ecoles de la deuxième chance, des Epide, du service militaire volontaire dans la métropole ou dans les DOM...

L'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie pour une entrée sur le marché du travail
Les Missions locales sont chargées de mettre en oeuvre l’accompagnement vers l'emploi et l'autonomie. Une prise en charge des jeunes, quelles que soient les difficultés rencontrées, permet d'asseoir leur recherche d'emploi ou de formation avec, éventuellement, une allocation leur garantissant leur autonomie. Ce dispositif associe donc un "parcours contractualisé avec le jeune" dénommé "Pacea", et une aide financière. Dans certains cas, cette aide prend la forme de la Garantie jeunes.

D'autres mesures existent pour "mettre le pied à l'étrier" : le service civique, le parrainage, le parcours d'accès aux carrières de la fonction publique territoriale, hospitalière et d'Etat (Pacte), les écoles de production.
Plan de relance

Le plan de relance a été présenté en conseil des ministres du 3 septembre 2020 par le ministre de l’Economie, des Finances, et de la Relance.
Certaines de ses mesures avaient déjà été adoptées dans le cadre de la troisième loi de finances rectificative pour 2021 : mesures pour l’emploi des jeunes, activité partielle de longue durée et soutien à la relocalisation notamment.
La plupart des autres mesures sont inscrites dans les projets de loi de finances et de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021, votés par le Parlement en fin d’année 2020. Tous les développements, concernant la mise en oeuvre et le suivi du plan de relance sont exposés .
En ce qui concerne les jeunes, les mesures adoptées pour la formation et l’insertion des jeunes se trouvent développées (voir FICHE 32-9) .

Accompagnement des jeunes décrocheurs scolaires vers la qualification et l'emploi

Un droit à une formation différée a été instauré pour donner une chance aux jeunes décrocheurs de reprendre une formation sous statut scolaire ou statut de stagiaire de la formation. La lutte contre le décrochage s’appuie aussi sur la mise en oeuvre opérationnelle de dispositifs d’appui aux décrocheurs. Différentes mesures participent à l’accompagnement des jeunes vers la qualification et l’emploi. Par ailleurs, le plan d’investissement dans les compétences (PIC) tend à former un million de jeunes décrocheurs.

Fiche 32-1 : Jeunes décrocheurs, droit à une formation complémentaire qualifiante Fiche 32-2 : Actions de l’Education nationale pour amener les jeunes décrocheurs vers la formation Fiche 32-3 : Service civique pour les jeunes décrocheurs Fiche 32-4 : Ecoles de la deuxième chance (E2C) Fiche 32-5 : Contrat de volontariat pour l’insertion (CVI) dans les Epide Fiche 32-6 : Service militaire volontaire Fiche 32-7 : Service militaire adapté (SMA) pour les jeunes Ultramarins Fiche 32-8 : Déclic pour l’action

Mesures d'accompagnement et d'insertion des jeunes vers l'emploi

L’accès à l’emploi pour les jeunes nécessite certaines aides. Il en est ainsi de « l’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie ». Ce dispositif associe un parcours contractualisé avec le jeune et une aide financière. Dans certains cas, il prend la forme de « la garantie jeunes ». Cette dernière est réservée à ce qu’on appelle communément les « NEET » — ni en formation ni en emploi — et dont les ressources sont très faibles. D’autres aides confortent les jeunes vers l’entrée dans l’emploi : parrainage, service civique, Pacte, écoles de production.

Fiche 32-9 : France relance : plan jeunes Fiche 32-10 : Orientations stratégiques du droit à l’accompagnement des jeunes vers l’emploi et l’autonomie Fiche 32-11 : Parcours d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (Pacea) Fiche 32-12 : Garantie jeunes Fiche 32-13 : Actions de parrainage Fiche 32-14 : Service civique Fiche 32-15 : Structures proposant des missions de service civique Fiche 32-16 : Pacte – Parcours d’accès aux carrières de la fonction publique territoriale, hospitalière et de l’État Fiche 32-17 : Ecoles de production

Réseau d'orientation des jeunes

L’orientation professionnelle et l’information sur laquelle elle repose sont à la base de tout parcours professionnel. Jeunes et adultes ne sont pas toujours en mesure de décider correctement de leur orientation (difficultés d’accès à l’information sur les métiers et les formations…). Un réseau d’accueil des jeunes, constitué des Missions locales, des Espaces jeunes et des Eref, apporte un soutien individualisé dans la construction des parcours de qualification et d’insertion sociale et professionnelle.

Fiche 32-18 : Missions locales : création et fonctionnement Fiche 32-19 : Missions locales : attributions Fiche 32-20 : Espaces jeunes Fiche 32-21 : Espaces ruraux pour l’emploi et la formation (Eref)