Digital Africa accompagne la montée en compétences des jeunes pousses numériques

En Afrique comme ailleurs, le numérique est perçu comme facteur de « transformation positive », sous condition d’adaptation des compétences. Au service des entrepreneurs numériques africains, la communauté internationale Digital Africa consacre au sujet une partie de sa feuille de route 2022-2025.

Par - Le 24 août 2022.

Initiée en 2018 par Emmanuel Macron, Digital Africa est une initiative visant à soutenir une croissance inclusive en Afrique par le numérique. Sa mission principale est le renforcement de la capacité des entrepreneurs numériques africains à concevoir et déployer à grande échelle des innovations de rupture au service de l’économie réelle. Les actions se déclinent dans une feuille de route 2022-2025 organisée autour de trois grands piliers : soutien aux start-ups numériques à fort potentiel d’impact, accès et recherche de financements, accompagnement de politiques publiques. Organisation panafricaine financée par l’Europe et la France, Digital Africa bénéficie de 130 millions d’euros de financement du groupe Proparco, filiale de l’Agence française du développement dédiée au secteur privé. Levier d’activation de la transformation numérique du continent, l’organisation entend irriguer tous les secteurs, y compris l’éducation et la formation.

Une offre de formation réduite ou coûteuse

C’est Digital Africa qui le souligne, l’insertion professionnelle des quelque 800 millions de jeunes africains attendus sur le marché du travail à l’horizon 2030 suppose de les aider à intégrer des secteurs économiquement porteurs, « idéalement » situés hors du champ de l’économie informelle. Mais alors que l’initiative Digital Africa compte sur le numérique pour accomplir la « transformation positive » du continent, il apparaît que « l’offre d’enseignement supérieur menant à des emplois dans les TIC est trop réduite ou coûteuse. » Seuls 10 % des collèges et universités d’Afrique subsaharienne proposent des formations en innovation et technologie et 28 % des formations spécialisées en entrepreneuriat.

Équiper les startups

C’est dans le premier pilier – Accompagner les start-ups numériques à fort impact -, que se déploie le volet formation. Car au-delà des questions de financement, Digital Africa dit sa conviction « que l’acquisition des connaissances, aptitudes et compétences entrepreneuriales est au cœur de tout projet de startup. » D’où un accompagnement technique en trois volets.

1. Former les talents

Avec le soutien du programme Make-IT de l’agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ), Digital Africa déploie le programme Talent 4 Startups pour accompagner la formation au métiers de la technologie et du numérique. L’objectif annoncé est d’améliorer l’employabilité des moins de 35 ans tout en répondant aux besoins en compétences des startups et des écosystèmes locaux. Le dispositif prévoit à la fois l’attribution de bourses de formation et la cartographie dynamique des emplois et compétences digitales les plus demandés par les startups en Afrique.

2. Compétences entrepreneuriales

Avec une visée résolument opérationnelle, Digital Africa propose des « parcours entrepreneuriat » mixant mentorat et « accès facile » à des contenus de formation centrés sur trois thèmes principaux : bases du numérique pour permettre aux entrepreneurs d’appuyer leur développement par le recours aux outils digitaux ; compétences entrepreneuriales et commerciales ; conception de produits technologiques. 100 % en ligne, l’offre est disponible sur Digital Africa Campus.

3. Haut potentiel

Avec l’objectif de développer des licornes africaines, Digital Africa développe un programme d’incubation pour les start-ups à fort potentiel. Un volet spécifique baptisé WoFLy est proposé aux femmes porteuses d’innovations technologiques.


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