L’action de formation, point clé de la réforme

Avec la réforme de la formation professionnelle, les modalités de l’action de formation sont variées. L’acquisition de nouvelles compétences peut se faire en présentielle, en distancielle mais aussi désormais en situation de travail.

Par - Le 19 décembre 2019.

Quand Jean de Courcy, consultant avant-vente chez Alcuin, éditeur de logiciels pour la gestion de la formation, a réalisé le 17 décembre, un webinaire sur l’action de formation (accessible sur Webikeo), plus de 1 500 personnes l’ont suivi. C’est dire si, au sein des entreprises, le besoin d’informations sur ce point clé de la réforme de la formation professionnelle est important.

La réforme donne lieu à une nouvelle approche de l’action de formation. « Elle se définit comme un parcours pédagogique permettant d’atteindre un objectif professionnel », rappelle Jean de Courcy. Et les modalités d’acquisition des compétences peuvent se faire via des formations en présentiel, à distance ou encore en situation de travail. « Cette variété de formats permet de personnaliser davantage l’action de formation et les parcours pédagogiques », souligne t-il.

Séquencer le parcours pédagogique

L’éditeur de logiciel de formation s’est penché sur la façon de construire une action de formation. Elle implique de formaliser le parcours pédagogique et de le séquencer. Chaque séquence permet d’aborder un thème et vise à l’obtention de nouvelles compétences par le collaborateur. Ce séquençage peut s’appliquer à toutes les modalités de la formation y compris à l’action de formation en situation de travail. « On peut imaginer qu’elle démarre par un point théorique ou un quizz, une deuxième séquence consiste dans l’apprentissage en situation de travail, une troisième dans la phase réflexive avec le formateur-tuteur et enfin une quatrième dans l’évaluation. Ce processus est adapté à la formation dans son entier ou, si la formation est longue, à l’acquisition de chaque bloc de compétence », précise Jean de Courcy.

Formation non-formelle ou informelle ?

Les formations non-formelles ou informelles peuvent-elles être considérées comme des actions de formation ? En fait, il faut les distinguer. L’apprentissage non-formel part d’une décision consciente de l’apprenant de maitriser une compétence et suppose un effort intentionnel même s’il n’a pas besoin de s’inscrire dans un programme officiel de formation. Un salarié qui cherche à mieux comprendre par lui-même certaines applications d’Excel est typiquement dans ce registre. L’apprentissage informel, en revanche, c’est l’apprentissage non volontaire suscité par les échanges privés ou professionnels ou encore par la lecture de la presse généraliste ou spécialisée, etc.

Le premier peut donc être davantage structuré que le second. En effet, les objectifs peuvent être définis par le salarié lui-même, par le manager ou par l’entreprise lorsqu’elle souhaite inciter ses collaborateurs à monter en compétence sur un sujet. Ils peuvent donner lieu à de véritables actions de formation financées comme telles par les Opco pour les entreprises de moins de 50 salariés. Globalement, cela permet aux entreprises de renforcer leur dimension apprenante.

Puissance de l’apprentissage informel

En revanche, il est beaucoup plus difficile de structurer sous forme d’action de formation l’apprentissage informel. Pourtant, il est fondamental puisque, rappelle Jean de Courcy, « 90 % de la connaissance ou des compétences acquises proviennent de l’expérience ou de l’entourage tandis que 10 % seulement proviennent des actions de formation formelles… »

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