Copie d'écran de Yannig Raffenel, co-président d'Edtech France, intervenant à Learning Technologies Digital Experience 2021, ludni 22 février 2021

Yannig Raffenel, co-président d’Edtech France

« L’écosystème de l’edtech a gagné en maturité » (Yannig Raffenel)

Co-président d’Edtech France, Yannig Raffenel était présent au salon Learning Technologies (Paris, 18 et 19 mai 2022). Il dresse le bilan d’une édition post-Covid exceptionnelle qui recueille les fruits de la maturité gagnée durant la crise sanitaire.

Par - Le 25 mai 2022.

Le quotidien de la formation. Quel bilan tirez-vous de Learning technologies 2022 ?

Yannig Raffenel. Un salon extraordinaire qui a recueilli l’unanimité des exposants : le monde, l’énergie, le plaisir et le bonheur des personnes à se retrouver sur un événement au cœur de l’écosystème edtech, on avait jamais vu ça ! On a aussi vu la vraie volonté des organisateurs Thomas Vianney et Sally-Ann Moore de faire que les conférences amènent du contenu et du retour d’expérience. On était davantage du côté de la master class et de la situation de formation que du marketing. On a vraiment senti une appétence pour apprendre.

QDF. Quel retour des 47 exposants du village Edtech France ?

YR. D’abord dire que plus globalement, 80 % des exposants étaient des membres d’Edtech France. Tout le monde a souligné la progression de l’écosystème, avec des questionnements et des demandes bien plus matures qu’avant la crise. Cela s’est traduit au niveau commercial, avec trois fois plus de prospects que d’habitude. Il n’en avait pas forcément besoin mais cela a positionné le salon Learning Technologies comme la référence unique dans le secteur de la edtech et de la formation professionnelle.

QDF. Les tendances majeures du salon ?

YR. D’abord, le métavers, avec le très beau stand de Kwark Education et une offre spectaculairement intéressante en termes pédagogiques, avant d’être technologique. Évidemment, aussi tout ce qui tourne autour de l’intelligence artificielle appliquée, que ce soit dans l’adaptative learning, la voix ou la gestion des émotions. Il y a également la prise en compte des smart skills [ 1 ]Selon Yannig Raffenel, le concept est développé par Michel Barabel, professeur affilié à Sciences Po Executive Education. Plus génériques que les soft skills, les smart skills ne sont pas simplement les compétences sociales et relationnelles mais recouvrent également les compétences clés pour l’employabilité que sont par exemple la capacité à dénouer des problèmes complexes et l’apprendre à apprendre., ou compétences transversales.
En termes de format, le mobile learning est la base, tout comme le blended learning [ 2 ]Formation mixte.. On est sur la disparition programmée des LMS[ 3 ]Plateformes de gestion de la formation., qui correspondent aux usages des années 2000/2020. Il n’y a plus cette opposition entre présentiel/distanciel, humain/digital, synchrone/asynchrone, …, tout le monde a intégré que l’avenir sera mixte ou ne sera pas.

Notes   [ + ]

1. Selon Yannig Raffenel, le concept est développé par Michel Barabel, professeur affilié à Sciences Po Executive Education. Plus génériques que les soft skills, les smart skills ne sont pas simplement les compétences sociales et relationnelles mais recouvrent également les compétences clés pour l’employabilité que sont par exemple la capacité à dénouer des problèmes complexes et l’apprendre à apprendre.
2. Formation mixte.
3. Plateformes de gestion de la formation.

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