Une bonne plate-forme LMS correspond à sa stratégie pédagogique (Fffod)

Lors d’un petit déjeuner organisé, ce vendredi matin, à Paris, par le Forum des Acteurs de la Formation Digitale, l’un de ses représentants a rappelé quels étaient les critères déterminants pour choisir sa plate-forme Learning Management System (LMS)

Par - Le 13 juin 2019.

Comment bien choisir la plate-forme qui s’intègre le mieux à son éco-système de formation ? Telle était la thématique du petit déjeuner du Club utilisateurs de LMS (Learning Management System) organisé par le Forum des acteurs de la formation digitale (Fffod) ce vendredi 7 juin à Paris [ 1 ]Cf, Le guide 2019 « LMS, Comment choisir sa plateforme » ? (www.fffod.org). « Il n’existe pas de bon ou de mauvais LMS sur le plan de la pédagogie mais bel et bien des LMS qui correspondent ou non à sa stratégie pédagogique », expliquait, d’emblée Jean-Luc Peuvrier. Le directeur de Stratice, un groupe de travail chargé d’étudier et d’échanger informations et retours d’expérience sur les plateformes de formation au sein du Fffod, ra rappelé que les parcours ne présentent que peu d’intérêt si l’on déploie une formation obligatoire (contrairement aux outils d’évaluation).

Compétences pour maintenance

S’agissant du design et de l’ergonomie du LMS, Jean-Luc Peuvrier estime que le potentiel de personnalisation sera d’autant plus important que l’on cherchera à développer ou renforcer son image vis-à-vis de ses salariés ou de ses clients. Sur un plan technique, le chercheur estime que si les caractéristiques d’un LMS peuvent répondre à des besoins à un instant T, il est pertinent de se projeter à 2 ou 3 ans afin de vérifier ses capacités d’adaptation en fonction des évolutions techniques du secteur et de la volumétrie des apprenants.  « Outre les caractéristiques techniques de la plateforme, il est important de s’interroger sur les compétences nécessaires dont il faut disposer pour assurer la maintenance du LMS et l’assistance aux utilisateurs », souligne-t-il.

 

Adaptation

En termes de suivi et de reporting, Jean-Luc Peuvrier rappelle que l’importance de la traçabilité des activités des apprenants et de la restitution et mise en forme des données recueillies ne peut pas être de même nature selon que l’on est un établissement d’enseignement, un organisme de formation professionnelle ou une entreprise. « Les exigences des commanditaires ou des financeurs étant très variables, il est important de pouvoir paramétrer le LMS pour y répondre », rappelle-t-il. Selon les experts du Fffod, le déploiement du LMS, tant en termes de temps que de coût, doit être impérativement rapporté à la volumétrie afin d’être correctement apprécié. « On cherchera moins à interfacer le LMS avec le SIRH [ 2 ]Système d’information des ressources humaines si seuls quelques dizaines d’apprenants sont inscrits par an, note Jean-Luc Peuvrier. De la même façon les coûts d’installation et de paramétrage seront plus facilement justifiés pour des organisations de taille importante ». Enfin, en termes d’offres et de services fournis, Jean-Luc Peuvrier convoque à nouveau la volumétrie dans l’analyse lorsqu’il s’agit de comparer les types d’abonnement, forfaitaire ou à l’utilisateur. « Il faut identifier le coût complet par utilisateur pour comparer les prix, à l’Instant T et en fonction de l’évolution de ses usages ».

 

 

Notes   [ + ]

1. Cf, Le guide 2019 « LMS, Comment choisir sa plateforme » ? (www.fffod.org)
2. Système d’information des ressources humaines

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